Trajectoires sous la pluie

Pilotage sous la pluie

Si le pilotage sous la pluie nécessite un certain feeling, il réclame également une technique bien particulière sur circuit, due aux dépôts de gommes laissés par les pneus des karts au fur et à mesure des passages. Autant cette couche de gomme procure un accroissement de l’adhérence sur piste sèche, autant elle devient glissante par temps humide un peu comme si on évoluait sur du savon noir. Le principe va donc consister à contourner ces zones de gommes qui se trouve de l’entrée à la sortie de chaque virage. Il faudra donc repousser nettement son point de braquage afin de braquer après les traces de pneus. Vous allez donc tracer une trajectoire extrêmement tendue, nécessitant un braquage important afin de faire pivoter le kart au plus vite pour se retrouver de suite dans l’axe de la sortie du virage. Attention à la phase de réaccélération! Il va falloir s’appliquer à bien tirer sur le volant pour le remettre droit afin de pouvoir réaccélérer sans que les roues arrières passent obstinément devant les avants.(Voir Schéma 4).

Si vous braquez trop tôt, vous allez rentrer alors dans une crise aiguë de sous-virage et donc de surbraquage, et quand vous croirez le moment venu de réaccélérer enfin, la tendance s’inversera alors dans un brutal survirage des plus délicats à maîtriser. Et ne croyez pas que l’acquisition de pneus pluie résoudra définitivement vos problèmes, ils resteront les mêmes, mais avec une vitesse de passage plus élevée. Dans certains cas, vous pourrez même essayer de décaler votre freinage en vous rapprochant de la partie intérieure de la piste pour éviter de freiner sur la gomme, mais ceci n’est pas toujours efficace car cela vous oblige à de continuels changements de cap qui vous feront parcourir beaucoup de chemin inutile.

Tout ceci est évidemment plus facile à dire qu’à faire et nécessite un minimum de concentration et d’application en piste, néanmoins les progrès seront certainement à la hauteur de vos efforts, et si par chance vous possédez un compte-tours, prenez des repères en sortie de courbe et relevez le régime moteur en passant à leur hauteur. Vous verrez alors qu’en soignant vos trajectoires et par la même vos sorties de courbe, vous gagnerez rapidement quelques centaines de tours/minute au niveau de ces repères : centaines de tours que vous retrouverez bien entendu à la fin de la ligne droite qui suit, sans parler des dixièmes de seconde gagnés sur un tour. Dites, finalement, il ne marche peut-être pas si mal que cela votre moteur !

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